La Banque Postale prend le relais du CIF

Suite à la récente crise subie au Crédit Immobilier de France (CIF), la Banque Postale a réagi. Elle a annoncé le 5 décembre 2012 la création d’un  » modèle innovant de financement de l’accession sociale à la propriété « . Concrètement, la Banque Postale a mis en place une structure pour prendre en charge le financement des dossiers de crédits immobiliers. Ce dispositif fonctionnera dès 2013 avec une enveloppe d’un milliard d’euros. Cette somme sera destinée à des ménages à revenus modestes. Elle prendrait ainsi le relais du CIF qui n’est plus en mesure de poursuivre l’ensemble de ses activités.

Banque Postale : une politique dynamique

La Banque Postale souhaitent remplir deux missions stratégiques. D’une part, faciliter l’accession au crédit immobilier à des ménages à revenus modestes. D’autre part, elle pourrait reprendre jusqu’à 300 des 2 500 salariés du CIF d’ici deux ans. Ces conseillers professionnels seraient dédiés :

  • à l’accompagnement des investisseurs immobiliers
  • et au développement et à la mise en place des dossiers à l’accession sociale à la propriété.

Le gouvernement, via sa porte-parole Najat Vallaud-Belkacem, avait demandé à La Banque Postale  » d‘ouvrir les discussions avec le CIF sur ces deux sujets, la préservation des emplois et la reprise de cette partie sociale de l’activité « . Cette demande a manifestement était entendue par la Banque et mise en oeuvre.

La Banque Postale accélère le partenariat social

La structure mise en oeuvre par la Banque Postale visera à  » sécuriser les financements réalisés via la mise en œuvre de dispositifs de protection des emprunteurs « .
Selon un communiqué de la Banque postale, elle envisage  » une production de 350 millions d’euros en 2013 et, à horizon 2015, de l’ordre de 1,3 milliard d’euros « .

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A titre de comparaison, le CIF avait déclaré :

  • avoir financé 34 000 projets immobiliers en 2011
  • la valeur moyenne des prêts consentis était de 149 000 euros sur une durée de plus de vingt-cinq ans
  • les ménages fournissaient un apport inférieur à 10 % du prix d’achat.

 

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