Marché immobilier français : plus résistant que prévu à la crise

Le marché immobilier français est passé à côté de la bulle immobilière durant et après la crise globale. Il a toutefois été épargné par ce phénomène et connait même un certain dynamisme, alors que le marché dans certains pays n’a pas pu résister.

Pas de la bulle immobilière

Certains indicateurs portent à croire que le marché immobilier dans l’hexagone est frappé par la « bulle ». Certains sites en ont même fait leur marque ! Les prix ont grimpé à des niveaux très élevés ces dernières années, alors que le pouvoir d’achat se dégrade. À cela s’ajoutent l’augmentation du crédit et la diminution des transactions. La fiscalité sur l’immobilier a même été augmentée. Malgré ces faits handicapants, le marché immobilier français se porte mieux que les autres marchés en crise (cas de l’Irlande, l’Espagne, etc.). On doit cette résistance au fait que la France n’a pas opté pour une politique de construction immobilière déraisonnable. Le contexte difficile n’a pas fait plier les prix. À l’heure actuelle, les prix ont cessé d’augmenter et se stabilisent. On note une légère tendance baissière dans certaines zones.

Facteurs de résistance des prix

De nombreuses raisons expliquent que les prix ne se sont pas écroulés en France. On relève entre autres le taux d’intérêt atteignant un niveau historiquement bas. Il se situe à 3 % depuis le mois d’avril 2013. Les acquéreurs qui répondent aux critères des banques gagent donc en pouvoir d’achat. Qui plus est, les banques rivalisent pour trouver le maximum de candidats aux crédits immobiliers, compte tenu de la forte concurrence qui prévaut dans leur secteur d’activité.  La résistance des prix est également due à l’explosion de la demande en raison du phénomène de décohabitation (recherche d’indépendance dès le plus jeune âge, divorce, etc.) et de l’augmentation  de la population. D’autant plus que les Français continuent à considérer la pierre comme un investissement sécuritaire.

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1 Comments

    micheldurand

    20 septembre 2013 at 14 h 18 min

    Je vois mal en quoi emprunter fait gagner du pouvoir d’achat, tout emprunt doit être remboursé, et bien sûr avec des intérêts même avec un petit 3 % (voir les simulations)…
    La décohabitation, c’est le plus souvent pour louer des petites surfaces (avec l’aide généreuse de la caf) plutôt que investir et acheter…
    La population augmente, c’est vrai, autant par le solde naturel que par le solde migratoire, les moyens d’investir n’existent pas…
    Le contexte difficile n’a pas fait baisser les prix, certes mais plus de 80 % des emplois sont des CDD, difficile là encore de miser sur l’immo…
    La pierre, placement sécuritaire c’est vrai, à condition de trouver des pigeons et vous prenez donc les français pour des pigeons…
    « Légère tendance baissière », vous commettez un sacrilège, l’immo ne peut que gagner, nous, nous sommes à l’abri de l’Europe derrière notre ligne Maginot….

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