Obtenir un prêt immobilier lorsque l’on est expatrié : Rien ne laisser au hasard

Obtenir un prêt immobilier lorsque l’on est expatrié : Rien ne laisser au hasard
23 Jan
5:30

En tant qu’expatrié, vous aimeriez peut-être contracter un prêt immobilier pour acheter un bien ?

Les démarches d’un crédit pour expatrié sont  longues et plus difficiles que pour un résident, mais rassurez-vous, elles sont loin d’être impossibles.

Tous les établissements bancaires(fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89tablissement_de_cr%C3%A9dit) sont pas prêts à accorder un crédit à un expatrié, cependant il est possible de monter un dossier solide pour favoriser toutes les démarches :

 

  1. Répondre aux conditions d’éligibilité
  2. S’adresser à la bonne banque
  3. Présenter un dossier complet
  4. Se préparer à un apport initial élevé

Les conditions d’éligibilité à remplir

Pour prétendre à un prêt immobilier en étant non-résident ou expatrié, le parcours peut s’avérer encore plus compliqué que pour un résident. Les banques sont frileuses et peu enclines à faire confiance. Il va donc falloir les convaincre !

Afin de s’attirer la sympathie du banquier et l’assurer de la fiabilité de l’empruntant, il vaut mieux répondre à quelques critères fondamentaux. Une personne résidente souhaitant emprunter aura aussi à répondre à ces critères, cependant la banque pourra être un peu plus flexible :

  • La stabilité financière
  • Le projet immobilier
  • La situation familiale

Comme pour un résident, la banque regardera en premier la situation financière. Un prêt immobilier n’est déjà pas un produit bancaire très rentable pour l’établissement, aussi il est d’autant plus important à ses yeux que l’on puisse rembourser cet emprunt. À cet égard, la banque favorisera les travailleurs avec une situation financière stable et avantageuse. Mais contrairement à un résident, elle sera plus regardante encore sur le type de contrat de travail et l’employeur.

Par exemple, si vous travaillez pour une entreprise française à l’étranger avec un salaire correct et êtes en mission temporaire ou en contrat de détachement, on vous accordera bien plus facilement un prêt que si vous étiez jeune diplômé en temps partiel dans la restauration.

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À noter : Une banque ne pense pas tant en termes d’étranger qu’en termes de taxes et de fiscalité. Si vous travaillez pour une entreprise française qui paye donc ses taxes en France, vous serez bien mieux accueilli qu’un jeune entrepreneur montant sa boîte à l’étranger.

Concernant la situation maritale, un couple franco-étranger n’a pas nécessairement plus de chances qu’un autre d’obtenir un prêt immobilier si les deux époux ont des contrats étrangers.

La constitution du dossier

Après s’être assuré de remplir le plus possible les conditions d’éligibilité, il est temps de monter le dossier de demande de prêt pour expatrié. Pour cela, de nombreuses pièces sont à fournir afin de montrer patte blanche et de permettre au banquier de calculer correctement la solvabilité.

Dans de nombreux pays, l’impôt est prélevé directement à la source, une habitude qui n’est que très récente. À l’examen du dossier le banquier devra donc calculer ce que l’on appelle la tax-return en plus des fiches de paye.

Afin de faciliter l’analyse du dossier, beaucoup de banque exigent que ce dernier soit traduit en anglais, parfois même en français. La traduction se fera entièrement aux frais du demandeur de prêt, soit par un interprète extérieur soit en payant la banque pour qu’elle réalise la traduction en interne.

Le dossier peut être constitué de différents justificatifs selon les demandes de la banque, cependant il devra toujours contenir, et de façon la plus détaillée possible :

  1. Identité
  2. Domiciliation actuelle
  3. Situation matrimoniale et familiale
  4. Revenus exactes
  5. Contrat de travail en cours
  6. Situation financière (endettement, prêts en cours…)
  7. État du patrimoine
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Un bilan de santé peut même être demandé pour écarter tout soupçon sur de potentiels problèmes de santé qui entraveraient le remboursement du prêt.

La différence d’apport avec un prêt « normal »

Malheureusement, il faut également s’attendre à quelques conditions de prêt plus rigides et moins avantageuses qu’en étant résident. Pour s’assurer de rentrer dans ses frais, la banque peut exiger par exemple un apport initial allant entre 20% et 30% de la valeur du bien alors qu’un prêt normal ne demande un apport qu’à hauteur de 10%.

 

Bon à savoir : Le taux d’endettement d’environ 33% est valable même pour les expatriés non-résidents.

En plus de cela, une garantie réelle peut être demandée par la banque. Elle prendra par exemple la forme d’un prêt conventionnel sur le bien immobilier concerné par le prêt.

Et pour finir, une banque peut exiger qu’en échange du prêt, le demandeur prenne un autre produit bancaire plus rentable comme un compte bancaire épargne ou une assurance-vie. Ces produits étant plus intéressants financièrement pour la banque, elle s’assurera ainsi d’avoir un bénéfice rapide malgré un prêt qu’elle considère comme « à risque ».

 

Bon à savoir : L’achat d’un bien immobilier en France pour un expatrié ou non-résident peut avoir des avantages fiscaux intéressants malgré des conditions d’emprunt plus difficiles.

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